Posté le 09.10.2005 par Abdel
1. Il enseigne à l'homme le principe de l'amour sincère : car lorsque celui-ci observe le jeûne, il le fait par amour profond pour Dieu. Et celui qui aime Dieu sait véritablement ce qu'est l'amour.
2. Il donne à l'homme le sens de l'espoir et une vision optimiste de la vie ; car le jeûneur espère plaire à Dieu et recherche Sa Grâce.
3. Il imprègne l'homme de la vertu de la dévotion véritable, du don de soi et de la proximité à Dieu ; car lorsque l'homme jeûne, il le fait pour Dieu seul.
4. Il cultive en l'homme une conscience vigilante et solide ; car le jeûneur garde le jeûne en secret comme en public. Il n'y a pas d'autorité mondaine en effet chargée de vérifier le comportement de l'homme en matière de jeûne ou bien l'obligeant à jeûner. Il l'observe pour plaire à Dieu et satisfaire sa propre conscience en étant fidèle en secret comme en public. Il n'y a pas de meilleure manière pour cultiver une solide conscience chez l'homme.
5. Il enseigne à l'homme la patience et l'humilité, car au travers du jeûne celui-ci ressent les peines de la privation, mais il les endure patiemment.
6. Il est une leçon de modération et de volonté.
7. Il donne à l'homme une âme transparente, un esprit clair et un corps léger.
8. Il montre à l'homme une manière nouvelle de faire des économies et de planifier ses dépenses.
9. Il enseigne à l'homme la faculté de s'adapter. On peut aisément comprendre cela quand on considère que le jeûne amène à changer le cours de la vie quotidienne.
10. Il renforce en l'homme la discipline et le pousse à avoir un mode de vie plus sain.
11. Il crée en l'homme le sens réel de l'appartenance à une communauté, de l'unité et de la fraternité, de l'égalité devant Dieu comme devant la loi.
12. Il est enfin une prescription divine permettant d'accroître la confiance en soi et le contrôle de soi.
Comme précité, la période de jeûne obligatoire est le mois de Ramadan. Le jeûne commence juste avant le début de l'aurore et fini immédiatement après le coucher du soleil. Il existe normalement des calendriers indiquant ces horaires, mais en l'absence de telles facilités on peut consulter sa montre et la position du soleil, avec les journeaux locaux, les informations des centres météorologiques etc.
Le jeûne du Ramadan est obligatoire pour chaque musulman responsable et en bonne condition physique. Il y a aussi d'autres périodes auxquelles le jeûne volontaire est recommandé, selon les traditions prophétiques. Parmi elles, le lundi et jeudi de chaque semaine ; quelques jours dans les deux mois précédent Ramadan (Rajab et Sha'ban) ; six jours suivant l'Eid-ul-Fitr. On peut par ailleurs faire le jeûne compensatoire n'importe quel jour de l'année, sauf les deux jours de fête (Eid) et le vendredi, jour auquel aucun musulman ne devrait jeûner.
Quoi qu'il en soit, le seul jeûne obligatoire est celui de Ramadan (29 ou 30 jours selon la longueur du mois, ce qui dépend de la position de la lune). C'est un pilier de l'islam, et ne pas le respecter sans raison valable est un grave péché au regard de Dieu.
Qui doit jeûner ?
Le jeûne de Ramadan est obligatoire pour tout musulman, homme ou femme, remplissant les conditions suivantes :
1. Etre en bonne santé mentale et physique.
2. Etre majeur, avoir atteint l'âge de la puberté, qui se situe vers 14 ans. Les enfants en-dessous de cet âge devraient être encouragés à jeûner à un niveau plus facile, afin que cette pratique leur soit plus facile une fois l'âge de la puberté atteint.
3. Etre à ses lieux de résidence et de travail habituels, c'est-à-dire ne pas être en voyage à plus de 80 km (50 miles).
4. Etre absolument certain que le jeûne ne causera pas de dommages, physiques ou mentaux, hors les sensations normales de soif et de faim.
Qui ne jeûne pas ?
Les précédentes conditions excluent les catégories suivantes :
1. Les enfants n'ayant pas atteint l'âge de la puberté.
2. Les personnes folles qui ne sont pas responsables de leurs actes. Les personnes dans les cas 1 et 2 sont dispensées de jeûne et ne doivent accomplir aucune compensation ni substitution.
3. Les hommes et femmes trop agés et faibles pour accomplir le jeûne. Ceux-là sont exemptés, mais doivent en compensation offrir au moins un repas par jour à un musulman pauvre par jour de jeûne, ou bien sa valeur.
4. Les personnes malades dont la santé empirerait gravement du fait de l'observance du jeûne. Elles doivent reporter le jeûne et le rattraper jour pour jour lorsqu'elles se seront rétablies suffisamment.
5. Les voyageurs peuvent rompre momentanément le jeûne pour la durée de leur voyage et le rattraper par la suite, un jour pour un jour.
6. Les femmes enceintes ou allaitantes peuvent également rompre le jeûne, si le fait de jeûner met en danger leur santé ou celle de leurs enfants ; mais là encore le jeûne doit être compensé, un jour pour un jour.
7. Les femmes ayant leur période (10 jours au maximum) ou bien en couches (40 jours au maximum) doivent interrompre leur jeûne et le compenser par la suite, un jour pour un jour.
Le jeûne est entrepris, rappelons-le, en signe d'obéissance à Dieu, en réponse à Ses prescriptions et par amour pour Lui.
Le jeûne est annulé par la prise volontaire de nourriture ou de boisson, par la cigarette, par les relations intimes, et par l'entrée volontaire de quelque objet que ce soit par la bouche à l'intérieur du corps. Si une telle chose se produit de façon délibérée sans raison licite, c'est un péché capital qui ne peut être expié que par une repentance renouvelée.
Si quelqu'un, par oubli, fait quelque chose qui ordinairement rompt le jeûne, celui-ci n'est pas annulé, et son jeûne reste valide, s'il cesse au moment où il réalise son acte.
Pour l'achèvement du jeûne du Ramadan, l'aumône spéciale nommé Sadagat-ul-Fitr (aumône de la rupture du jeûne) doit être distribuée avant l'Eid-ul-Fitr, environ 50 francs (environ 8 euros) par personne.
Recommandations générales :
Les pratiques suivantes sont fortement et particulièrement recommandées par le Prophète pendant la période de Ramadan :
1. Prendre un repas léger avant l'aurore ; ce repas est nommé Suhoor.
2. Rompre le jeûne sans délai après le coucher du soleil avec quelques dattes ou de l'eau, en disant la dou'a suivante :
Allahoumma laka sumna, wa 'ala rizqika aftarna
(Ô Allah, c'est pour Toi que nous avons jeûné, et c'est par Ta substance que nous rompons le jeûne)
3. Prendre des repas aussi légers que possible, car le Prophète a dit que la pire chose que l'homme puisse remplir est son estomac.
4. Observer la prière surrérogatoire nommée Taraweeh.
5. Rendre visite à sa famille, ses amis et ses voisins, et intensifier les services rendus à autrui.
6. Augmenter l'étude et la récitation du Coran.
7. S'exercer au maximum dans la patience et l'humilité.
8. Etre extrêmement précautionneux dans l'emploi des sens, de l'esprit et particulièrement de la langue ; s'abstenir de la médisance et éviter toute suspicion.
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Posté le 08.10.2005 par Abdel
A penser un instant à ce que le monde pourra être dans quatre ans, on éprouve une sorte de vertige... Quatre ans, c'est la durée du mandat présidentiel outre-atlantique. Combien d'incendies Bush le pyromane va-t-il allumer sur la planète ? Et comment peut-il un seul instant songer à créer un nouveau foyer en Iran, quand chacun voit bien qu'il ne maîtrise pas le brasier qu'il a provoqué en Irak ? Inconscient ou fanatique ?
Posté le 08.10.2005 par Abdel
Qu'est-ce qui est permis de manger et qu'est-ce qui ne l'est pas?
"les choses bonnes, permises à la consommation, sont tout ce qui n'est pas nocif à la santé mentale ni spirituelle, tandis que les choses mauvaises sont celles qui font du tort à la santé mentale ou à la santé spirituelle" (Al-hassana was-sayyi'a, p. 141).
Pour les aliments et boissons que l'islam a interdits à la consommation, certains sont interdits avec l'objectif de protéger la santé
physique et mentale de l'homme : ainsi en est-il des poisons, des enivrants et des stupéfiants. D'autres aliments et boissons sont quant à eux interdits avec l'objectif de protéger la
santé spirituelle de l'homme. En effet, voulant non seulement le bien de l'homme sur le plan physique et mental mais aussi sur le plan spirituel, l'islam enseigne qu'il existe certains aliments qui sont certes profitables à l'homme sur le plan physique, mais qui lui sont dommageables sur le plan spirituel.
"on sait que le fait d'imiter les gestes spécifiques des êtres mauvais a été interdit dans des Hadîths parce qu'on risque ensuite d'avoir peu à peu de l'affinité pour ces êtres et, alors, se mettre à faire ce qu'ils font de mal. Or, le fait de consommer quelque chose a beaucoup plus d'effet sur celui qui le consomme que les gestes n'en ont sur celui qui les fait" (voir Hujjatullâh il-bâligha, tome 2 p. 484).
1.1. Concernant les aliments d'origine minérale et végétale, et les boissons en général
Tous les produits d'origine minérale et végétale, ainsi que les produits liquides en général, sont permis à la consommation, exception faite de tout ce qui cause du tort au corps, et de tout ce qui est enivrant, et de tout ce dans quoi se qui est rituellement impur (najis) s'est trouvé mélangé sans changement de nature (istihâla).
1.2. Concernant les aliments d'origine animale
1.2.1. Les animaux marins
Tous les animaux marins sont permis à la consommation : poissons, mollusques, crabes, etc. Par contre, d'après Abû Hanîfa, seuls les poissons sont permis à la consommation, les autres animaux de la mer non (mollusques, crabes, etc.).
1.2.1. Les animaux terrestres
En ce qui concerne les animaux terrestres, sont interdits :
1- le porc,
2- l'âne et le mulet,
3- les quadrupèdes et les oiseaux carnassiers (c'est-à-dire qui sont féroces et attaquent), comme le lion, le loup, le chien, l'aigle, le vautour, etc.
4- ce que pour quoi les hommes ont normalement du dégoût (comme le rat, les insectes, etc.)
5- (selon certains savants uniquement :) tout animal que le Prophète a ordonné d'abattre parce qu'ils sont dangereux et / ou nuisibles,
6- le sang,
7- l'animal dont l'islam permet de consommer de la chair, mais qui n'a pas été abattu de la façon voulue par l'islam : soit qu'il est mort de lui-même, soit qu'il est mort en s'étant blessé, soit qu'il a été abattu sans avoir été saigné, soit qu'il ait été battu sans qu'on ait prononcé le Nom de Dieu.
8- le membre d'un animal dont la chair est en soi permise, mais quand ce membre a été sectionné de l'animal alors qu'il était vivant.
9- l'animal normalement permis, mais qui a consommé tellement de choses rituellement impures (par exemple des excréments) que sa chair et sa sueur exhalent l'odeur de cette impureté ("al-jalâla") : il faut le laisser quelque temps jusqu'à ce que cette trace disparaisse, puis on pourra le consommer.
L'interdiction de consommer du poison figure dans le Hadîth où le Prophète a blâmé celui qui aura absorbé volontairement du poison pour mettre fin à ses jours. Il y a également le Hadîth où le Prophète a dit : "On ne doit pas se faire du tort, ni les uns ne doivent faire du tort aux autres" (rapporté par Ibn Mâja).
L'interdiction de consommer le vin figure dans le Coran en 5/90. Le Prophète a dit : "Tout ce qui est enivrant est du vin. Et tout vin est interdit" (rapporté par Muslim, n° 2003). Omar disait : "Le vin est tout ce qui recouvre l'esprit" (rapporté par Al-Bukhârî, n° 5266, Muslim, n° 3032). Le Prophète "a interdit tous les enivrants et les stupéfiants" (rapporté par Abû Dâoûd, n° 3686). "Ce qui provoque l'ivresse lorsque pris en grande quantité est interdit en petite quantité aussi" (rapporté par At-Tirmidhî, n° 1865, Abû Dâoûd, n° 3681). "Je vous interdis de prendre en petite quantité ce qui provoque l'ivresse lorsque pris en grande quantité" (rapporté par An-Nassaï, n° 5608).
3. Pourquoi ces animaux ont-ils été interdits à la consommation ?
Des savants musulmans ont tenté ensuite de découvrir le "pourquoi" des limites et orientations (ce qui est obligatoire, recommandé, permis, déconseillé et interdit) communiquées par l'islam dans les différents domaines de la vie (celui de l'alimentation comme les autres). C'est-à-dire que ces savants ont fait un effort de réflexion pour tenter de découvrir "la philosophie", "la sagesse", "la raison profonde" qui est à la base de ces règles. On appelle cette sagesse : "hikma" ou "qasd". Cette sagesse ("hikma") se situe souvent à un degré plus subtil que la cause juridique ("illa"), qui, quant à elle, commande la règle. L'application d'une règle, en islam, dépend de la cause juridique ("illa") et non pas de la sagesse qui en est à la base.
Si nous disons par exemple que la raison profonde de l'interdiction de l'alcool est qu'il annihile la raison et est la source de troubles familiaux et sociaux, nous aurons indiqué la sagesse ("hikma"). Mais on ne pourra pas se baser sur cette sagesse pour tout relativiser et dire ensuite : "Etant donné que la sagesse de l'interdiction de l'alcool est la volonté d'éviter ces problèmes, et que moi je suis capable de boire de l'alcool sans connaître ces problèmes, je devrais avoir le droit de le boire." Le droit occidental non plus ne va pas jusqu'à tout relativiser, et il enseigne la formule juridique suivante : "On ne peut juger qu'en droit, pas en équité." Autrement dit, en droit, la cause juridique a priorité sur la perception que l'on peut avoir de la sagesse de tel règlement.
La règle reste donc première, et la recherche de la sagesse n'est qu'un effort des savants musulmans pour découvrir le pourquoi de la règle. Si donc un jour la sagesse ("hikmah") que la raison de certains hommes avait trouvée à une règle de l'islam était absente, la règle resterait quand même en vigueur. Car il se peut que ce soit une autre sagesse qui soit à la base de cette règle, et que la raison n'en ait pas connaissance. Ce qu'il faut cependant remarquer, c'est qu'en islam il n'est pas interdit de dire "pourquoi ?" La raison s'oriente à la lumière de la révélation ("islam"), mais son existence et sa nature ne sont pas reniées ni bafouées.
Posté le 08.10.2005 par Abdel
Contre la violence
Un mot supplémentaire pour rappeler que nous avons toujours condamné et que nous condamnons toujours, au nom du contenu des textes du Coran et de la Sunna, l'assassinat d'innocents, quels qu'ils soient (musulmans ou non, ici ou là-bas). Et que nous avons toujours condamné et condamnons toujours l'antisémitisme, quelle qu'en soit la forme.
Posté le 07.10.2005 par Abdel
voici une lecture audio de la surah "AL Fatiha" du Quran
Posté le 07.10.2005 par Abdel
Salem o'aleykoum!
. Ca fait partie de la vie quotidienne des epoux, c'est important pour une epouse, comme pour un epoux, de connaitre ses droits et ses devoirs. Mais, avant tout, en ce qui concerne la vie intime, je pense qu'il est vraiment essentiel entre epoux de s'ecouter, et de respecter les desirs de l'autre. N'oublions pas que les moments d'intimité sont aussi un acte vers Allah, et que le femme doit etre ferme parfois pour rester dans le "hallal" par rapport aux demandes de son mari ( et vice versa d'ailleurs ). C'est ainsi, je le pense, que pourra se devellopper une complicité et une intimité epanouie.
Je ne sais plus si j'avais deja poster ce texte, mais je le remet ici, il pourra toujours etre relu, au besoin
Quelques questiosn sur la sexualité
Question N°1: Comment peut-on faire la différence entre le "mani", le "mazi" et les pertes blanches ?
Réponse N°1: D’un point de vue biologique, le "mani" est un liquide émis par les glandes reproductrices humaines au moment de l’ orgasme. Chez l’homme, le "mani" (sperme) est un liquide épais et gluant de couleur blanche. Chez la femme, il est clair et de couleur jaunâtre. Le "mazi" est une sécrétion claire de couleur blanchâtre qui apparaît au moment de l’excitation. La "perte blanche" ou "leucorrhée" est un écoulement blanchâtre, muqueux ou purulent, qui provient des voies génitales de la femme. La différence entre ces sécrétions se situe d’une part au niveau de leur consistance (couleur etc…), et d’autre part, elle se fait aussi en fonction de la condition, (physique et psychique) qui précède et qui amène leur écoulement. Sur le plan de la jurisprudence islamique, ces trois liquides sont considérés comme impures (d’après l’école hanafite). Cependant, l’écoulement du "mani" rend le "Ghousl" (bain) obligatoire, alors que le "mazi" et les "pertes blanches" annulent seulement le "Wozou".
Question N°2: Peut-on se masturber pour résister à la tentation de commettre l’adultère ?
Réponse N°2: En règle générale, il faut savoir que la masturbation est interdite en Islam d'après la quasi-totalité des écoles de jurisprudence. Cependant, certains oulémas de l’école hanafite pensent que, si une personne craint de tomber dans l’adultère, alors elle peut avoir recours à la masturbation pour calmer son désir et ses pulsions. Cependant, il ne faut pas oublier deux choses: - Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) a enseigné aux jeunes qui n’avaient la capacité de se marier de recourir au jeûne pour maîtriser leur désir et leur besoin. - Même si une personne à recours à la masturbation pour éviter l’adultère, elle n'a pas le droit au cours de l'acte de fantasmer sur des choses interdites. Le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) nous a avertit que le " Zina " se fait aussi par la pensée… - Enfin, s'il arrive à une personne de succomber à sa faiblesse et de se masturber, elle ne doit pas oublier de s'en repentir devant Dieu.
Question N°3: Est-ce que l'épouse après avoir eu des rapports avec son mari doit se lever a chaque fois pour se laver avant la priere de l'aube ou peut-elle attendre jusqu'au lever du soleil ? même question au sujet du mari ?
Réponse N°3: Il faut savoir qu’il y a à ce sujet trois sortes de Hadiths qui sont rapportés : certains montrent que le Prophète (sallallâhou alayhi wa sallam) prenait son bain immédiatement, avant de s’endormir. D’autres laissent comprendre qu’il ne faisait que le Wozou pour dormir. D’autres encore racontent qu’il dormait sans avoir touché de l’eau (c’est à dire sans s’être lavé). A partir de ces Hadiths, les savants écrivent qu’il est mieux de prendre le bain avant de dormir, et si on ne le désire pas, de faire au moins le Wozou. Et si on dort sans même faire le Wozou, il n’y aura aucun péché. Cependant, l’homme et la femme devront obligatoirement prendre leur bain avant le lever du soleil, pour pouvoir accomplir la Salat "Fadjr" (prière du matin). Maintenant, si après avoir eu des relations une première fois, ils décident d’en avoir à nouveau sans prendre le bain, cela est tout à fait permis, bien qu'il soit dans ce cas fortement recommandé à chacun de laver au moins ses parties privées. Certains savants musulmans ajoutent même que le fait d'avoir des relations charnelles successives sans s'être lavé les parties privées peut influencer de façon néfaste la santé des époux. Note importante: Les questions et les réponses qui vont suivre risquent de choquer certaines personnes. Mais comme nous l'enseigne l'Islam, en matière de religion, on ne doit pas éprouver de gêne ou de timidité. Il est tout à fait possible que beaucoup de musulmans et de musulmanes aient ressenti le besoin, un jour ou l'autre, de poser ce genre de questions, mais comme il est extrêmement difficile d'aborder verbalement ce sujet, c'est la raison pour laquelle j'ai décidé de le mettre à l'écrit, sur cette page.
Question N°4: Quelle est la position sounnate lors d'un rapport avec son épouse ?
Réponse N°4: Il n'y a pas de directives particulières en Islam sur la question des positions à adopter lors des rapports avec son épouse. Toutes les positions sont permises, à partir du moment où la pénétration n'a pas lieu dans l'anus. Rappelons que la sodomie est strictement interdite en Islam. Le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) dit en ce sens: "Allah ne regardera pas (avec douceur le Jour du Jugement Dernier) tout homme qui sodomise sa femme." (Rapporté par An Nasa'i). On ne peut donc vraiment qualifier aucune position de "sounnah". Cependant, les savants musulmans ont essayé de déduire, d'après certains versets du Qour'aane et certains Hadiths, laquelle des position pouvait être considérée comme bonne, et laquelle serait à déconseiller. Allâmah Ibné Qayyim r.a. écrit par exemple dans un de ses ouvrages que la meilleure position lors du coït consiste à ce que l'homme se place au dessus de la femme et que celle-ci soit complètement allongée en dessous de lui. Ceci pourrait être déduit du verset suivant: "C'est Lui qui vous a crées d'un seul être dont il a tiré son épouse, pour qu'il trouve de la tranquillité auprès d'elle; et lorsque celui-ci eut cohabité avec elle(la traduction littérale des termes employés en arabe est "lorsque celui-ci l'eut recouvert", d'où l'idée que l'époux soit placé au dessus de l'épouse afin de la "recouvrir" entièrement de son corps.), elle conçut une légère grossesse…"(Sourate 7- Verset 189). Par ailleurs, le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) fait allusion dans un Hadith aux rapports conjugaux en ces termes: "…lorsqu'il (c'est à dire l'homme) s'est assis entre les quatre "extrémités" (traduction littérale) d'une femme…". Bien qu'il y ait des divergences quand à l'interprétation de cette formule, certains savants voient là une allusion à la position dans laquelle la femme relève ses genoux et l'homme cohabite avec elle dans une position quelque peu recroquevillée. Dans ce cas, il se trouve effectivement entre les quatre "extrémités" de son épouse (c'est à dire, ses deux bras et ses deux jambes.) Enfin, il est à noter que certains savants pensent qu'il serait mieux d'éviter la position debout lors des rapports, tandis que d'autres déconseillent la position où le mari s'allonge et la femme se place au dessus de lui.
Question N°5: Que dire sur l'amour oral? Est-ce permis ou interdit?
Réponse N°5 (Réponse revue et corrigée): Il faut savoir que dans les Hadiths, le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) a interdit de façon explicite deux types de relations sexuelles:
1- La sodomie.
2- Les rapports sexuels alors que l'épouse a ses règles. La question de l'amour oral n'a donc pas été abordée de façon explicite dans les Hadiths. Il n'en reste pas moins que les savants musulmans ont exprimé des opinions à ce sujet. A ma connaissance, la quasi-totalité des savants condamnent totalement cette pratique et la considèrent comme interdite. Ils affirment très justement que cela est en contradiction totale avec la morale et que ce genre d'attitude ne doit pas être celle d'un musulman ou d'une musulmane. En effet, ce comportement relève plus de la bestialité que du comportement naturel humain. Les savants rappellent également que la bouche est un partie importante de l'être humain. C'est cet organe qu'Allah a choisi afin que l'homme puisse exprimer sa foi, lire le Qour'aane, faire le "Dhikr" d'Allah. Il est assez difficile de concevoir que l'on puisse la mettre en contact avec les organes génitaux humains.
Question N°6: Est-il vrai qu'après avoir accouché la femme doit faire enterrer son placenta ?
Réponse N°6: Pour ce qui est de cette question, cette pratique est effectivement courante dans de nombreux endroits du monde, comme c'est le cas ici, à l'Ile de la Réunion. J'ai essayé de chercher des Hadiths faisant allusion à ceci, mais je n'ai pu en trouver. Cependant, je pense que cette pratique a été établie par raisonnement analogique à partir de certains textes juridiques. Ainsi, les ouvrages de Fatâwas de l'école hanafite mentionnent qu'il y a trois choses qu'il est recommandé d'enterrer: les cheveux, les ongles et le sang. Cela est par ailleurs confirmé par certains Hadiths. Mon humble opinion est donc que des savants ont déduit à partir de cette règle qu'il serait aussi recommandé d'enterrer le placenta. Il y a même un passage cité dans l'ouvrage "as sirâdjoul wahhâdj" qui dit que tout élément qui s'est détaché du corps humain doit être enterré. Voici les informations que je puis vous apporter sur cette question.
Question N°7: Que dit l'Islam sur l'avortement ?
Réponse N°7: A ce sujet, il faut savoir que: * Si la vie a déjà été insufflée dans le fœtus, dans ce cas il y a unanimité entre les savants musulmans sur l'interdiction de l'avortement. Cela est considéré comme un acte d'infanticide et est donc assimilé à un crime. Allâmah Ibné Taymiyyah r.a. écrit qu'un tel acte fait partie du "wa'd" (enterrement d'un enfant vivant), à propos duquel Allah dit sur un ton d'avertissement dans le Qour'aane: "Et lorsqu'on demandera à la fillette enterrée vivante , pour quel péché elle a été tuée". (Sourate 81 - Versets 8/9) Cependant, si le fait de conserver ce fœtus met la vie de la mère en danger, et qu'il ne soit pas possible de la sauver sans le retirer, dans ce cas, certains oulémas affirment que l'avortement est toléré, même si la vie a déjà été insufflée, en vertu de la règle en Islam, qui veut que, lorsqu'on est obligé de choisir entre deux maux, on doit opter pour le plus petit des deux. Dans ce cas précis, il est évident que la mort de la mère est une perte beaucoup plus grande que celle du fœtus. Qui de plus est, la vie de la mère est une réalité, alors que la naissance du futur enfant n'est encore, à ce stade, qu'espérée. * Si la vie n'a pas encore été insufflée et le futur enfant se trouve encore à l'état embryonnaire, ou la femme n'est qu'au tout début de sa grossesse, alors, selon l'école hanafite (selon Cheikh Wahbah Zouheïli, l'opinion de l'école hamabalite est très proche de celle des hanafites), la femme peut avorter dans un cas de grande nécessité (réelle et reconnue) et pour une raison valable. Si une femme avorte sans raison valable alors que les membres de foetus avaient déjà commencé à se former, elle aura le péché d'avoir commis un crime, comme le mentionne explicitement Allâmah Ibné Âbidine Châmi r.a. dans son ouvrage de référence de l'école hanafite, "raddoul mouhtâr" (Volume 5 - Page 519). Et même si les membres du fœtus n'ont pas encore commencé à se former, il n'est pas permis de procéder à un avortement sans raison valable. Cependant, si une femme le fait quand même, elle n'aura pas autant de péchés que si elle avorte après que les membres aient commencé à se former. Les raisons valables pour un avortement peuvent être de deux types: Les facteurs qui sont en rapport avec le fœtus.
Exemples: une éventuelle malformation décelée du fœtus; la présence chez lui d'une déficience importante; le fort risque qu'il soit atteint par une maladie génétique grave héritée des parents. Les facteurs qui sont en rapport avec la mère. Exemples: la présence du fœtus met en danger la vie ou la santé mentale de la future mère; la femme étant handicapée physiquement ou mentalement, elle ne pourra pas élever correctement un éventuel enfant, et il n'y a personne non plus de sa famille pour le faire à sa place; la femme est tombée enceinte à la suite d'un viol et elle ne désire pas garder cet enfant. (Réf: "Al Halâl wal Harâm" de Cheikh Khâlid Sayfoullâh - Pages 309 / 310)
* Il y a deux avis qui sont rapportés de l'école châféite à ce sujet: Une opinion est assez proche de celle des hanafites. L'autre avis est qu'il est "Makrouh" d'avorter avant 40 jours de grossesse. Après 40 jours, l'avortement est strictement interdit.
* Selon l'école mâlékite, l'avortement est interdit, même avant que l'âme ne soit insufflée, sauf en cas de force majeure. L'opinion de "al ghazâli r.a." (qui fait partie des oulémas de l'école châféite) est assez proche de celle-ci. (Voir "Ihyâou ouloûmi dîne". Volume 2 - Page 47).
Question N°8: Quelle est la position de l'Islam sur la masturbation génitale ?
Réponse N°8: En Islam, le corps humain , ainsi que toutes les facultés qui ont été données à l’homme sont considérés comme des dépôts de la part de Dieu. Quiconque utilise un organe de son corps ou une de ses facultés d’une façon contraire à celle permise et voulue par Allah se montre ainsi coupable de trahison par rapport au dépôt qui lui a été confié. A partir de là, il faut savoir que l’appareil génital (masculin et féminin) a été placé chez l’être humain dans un but bien précis : celui de perpétuer l’espèce humaine. Toute utilisation qui irait à l’encontre de ce but ultime est donc condamné en Islam: C’est pour cette raison que la sodomie est interdite et c'est aussi pour cette raison que la masturbation est considérée par la quasi-totalité des savants musulmans comme n'étant pas permis, comme vous pourrez le constater dans les lignes suivantes, qui résument les opinions des différentes écoles juridiques et des grands savants musulmans sur la question. Je tiens à préciser que ces avis émis sur la masturbation concernent aussi bien l’homme que la femme. La majorité des savants musulmans considèrent que, se masturber, c'est "chercher au delà des limites" fixées par la religion. Celui qui s'y adonne est donc un transgresseur, en vertu du passage coranique suivant: "Bienheureux sont certes les croyants, ceux qui sont humbles dans leur Salat, qui se détournent des futilités, qui s'acquittent de la Zakat, et qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n'est qu'avec leurs épouses ou les esclaves qu'ils possèdent, car là vraiment, on ne peut les blâmer; alors que ceux qui cherchent au-delà de ces limites sont des transgresseurs; " (Sourate 23 / Versets 1 à 7) * D’après l’école hambalite, la masturbation est tolérée uniquement si elle permet d’éviter l’adultère ou un risque quelconque lié à la santé physique, et ce, pour celui qui n’a pas la capacité de se marier. Donc, si une personne peut se marier, la masturbation ne sera pas permise pour elle. (Références : " Kachâfoul Qina’ et Ghâyatoul Mountahâ ").
* D’après l’école châféite, la masturbation est interdite, au même titre que la sodomie. (Références : " Al Mouhdhab et " Moughniyl Mouhtâdj ").
* D’après l’école hanafite, la masturbation est interdite si elle a pour seule objet l’obtention du plaisir. Mais si une personne se trouve submergée par le désir, qu’elle n’arrive plus à contrôler ses pulsions et elle craint de tomber dans le "Zinâ" (car elle n’est pas mariée), dans ce cas elle peut avoir recours à la masturbation pour s’apaiser. * Les savants de l’école mâlékite interdisent aussi la masturbation, comme cela est rapporté dans l’ouvrage " Souboulous Salâm ". * De grands commentateurs du Qour'aane comme Allâmah Qourtoubi r.a., Allâmah Âlousi r.a., Allâma Nasafi r.a., ainsi que d’éminents savants comme Cheikh Ibné Taymiyyah r.a. penchent aussi pour l’interdiction de cet acte. Face à tous ces avis, il apparaît clairement que l’on ne peut se masturber qu’en dernier recours, quand il y a un fort risque de tomber dans un péché plus grand, c’est à dire le "Zinâ" (fornication). Mais avant d’en arriver là, on doit d’abord essayer d’apaiser ses pulsions par le biais du jeûne, comme cela a été enseigné par le Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam). Il est important de rappeler aussi que si jamais il arrive que l’on se masturbe, on doit par la suite implorer le pardon d'Allah.
Question N°9: La fécondation in vitro est-elle permise en Islam ?
Réponse N°9: Avec les progrès réalisés par la science, il est devenu possible, depuis maintenant une vingtaine d'années, de réaliser en laboratoire une fécondation entre un ovule et une suspension de spermatozoïdes et de réimplanter ensuite dans l'utérus l'œuf fécondé afin qu'il continue son développement pour devenir un embryon. Cette méthode de fécondation a ainsi redonné de l'espoir à de nombreux couples qui ne pouvaient avoir d'enfants. La question qui se pose maintenant est de savoir la position de l'Islam par rapport à ce genre de manipulations. Sur ce point, les avis divergent entre les savants: - Pour certains, parmi lesquels Moufti Nîzâm oud Dîn de l'Inde, ce procédé n'est pas permis, car allant à l'encontre du processus naturel de fécondation. De même, son application nécessite l'exposition des parties privées de la femme en présence du médecin qui pratiquera l'insémination; ce qui est totalement prohibé. - Pour d'autres savants, tout dépend de l'origine des éléments qui sont fécondés. Si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent d'une femme et d'un homme étrangers l'un par rapport l'autre, c'est à dire qu'ils ne sont pas unis par les liens du mariage, cela est strictement interdit. Ce genre de fécondation est assimilé par ces savants à un acte d'adultère ("Zinâ"), car le résultat produit est le même; en effet, dans les deux cas, il y a atteinte à la pureté de la filiation, dont le respect est un des principes fondamentaux qui orientent la réglementation religieuse en Islam. Par contre si l'ovule et les spermatozoïdes proviennent de l'épouse et de l'époux, dans ce cas la fécondation in vitro est considérée comme étant licite. Il ne s'agit alors ni plus ni moins qu'une forme de traitement (afin de palier aux problèmes d'ascension du spermatozoïde dans l'utérus ou encore, afin de résoudre un éventuel problème de migration de l'ovule, qui fait que la fécondation naturelle n'est pas possible), et dans ce domaine, les règles islamiques sont particulièrement souples. De nombreux oulémas ajoutent cependant une condition supplémentaire à ce sujet: Il est nécessaire que le sperme de l'époux soit recueilli par un processus licite (coït interrompu ou prélèvement direct des testicules). Ils condamnent donc l'extraction de sperme par masturbation. Il est à noter que la position de ce groupe de savants est exactement la même en ce qui concerne l'insémination artificielle, qui consiste, rappelons-le à placer par un moyen artificiel le sperme dans le col d'utérus de la femme: si le sperme provient du mari - on parle alors d'IAC - , cela sera permis, tandis que si le sperme vient d'un donneur -IAD- cela sera strictement interdit. Je tiens à préciser qu'une résolution confirmant l'avis adopté par le second groupe de savants a été émise par l'Académie Islamique du Fiqh lors de la session qui s'est déroulée à Amman en 1986.
Question N°10: Est-il permis d'avoir des relations sexuelles pendant les menstrues ? Et si l'époux insiste pour avoir des relations sexuelles durant cette période ?
Réponse N°10: Il est strictement interdit d’avoir des rapports sexuels pendant les règles, et celui qui le fait commet un grave péché. Le verset du Qour'aane est clair : "Éloignez-vous donc des femmes pendant les menstrues, et ne les approchez que quand elles sont pures. Quand elles se sont purifiées, alors cohabitez avec elles suivant les prescriptions d'Allah car Allah aime ceux qui se repentent, et Il aime ceux qui se purifient." (Sourate 2 / Verset 222). Cette interdiction est aussi mentionnée dans les Hadiths. Pour ce qui est de l’obéissance envers l’époux et de la question de le satisfaire, cela s’applique pour ce qui est licite. Le Hadith du Prophète Mouhammad (sallallâhou alayhi wa sallam) le dit de façon explicite : " Pas d’obéissance envers la créature dans la désobéissance du Créateur".
Question N°11: Les contraceptifs sont-elles illicites pour les jeunes mariées ou même après qu'elles aient eu des enfants ?
Réponse N°11: En Islam, l'un des buts primordiaux du mariage est la perpétuation de la race humaine. C'est pourquoi, le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) a encouragé dans les Hadiths la multiplication des naissances. Cependant, il a aussi autorisé aux croyants de réguler et de planifier les naissances en cas de nécessité. Djâbir (radhia Allahou anhou) dit: "Du temps de l'Envoyé d'Allah (sallallahou alayhi wa sallam), nous pratiquions l'éjaculation externe, alors que le Coran était révélé." (Rapporté par Boukhâri r.a. et Mouslim r.a.) L'éjaculation externe (ou "a'zl") était à cette époque le seul moyen de contrôler les naissances. On peut donc déduire le caractère licite en Islam de l'emploi des moyens de contraception temporaires actuels (pilules contraceptives, préservatifs, etc... ) à partir de la règle juridique sur l'éjaculation externe. Cependant, comme il existe un certain nombre de Hadiths qui déconseillent cette pratique (comme le Hadith de Aïcha (radhia Allahou anha) rapporté par Mouslim r.a., dans lequel le Prophète (sallallahou alayhi wa sallam) assimile le "a'zl" à une forme dissimulée d'infanticide), c'est pourquoi, la plupart des savants (des différentes écoles de jurisprudence) pensent qu'elle est "makrouh" (fortement déconseillée, blâmable), sauf en cas de nécessité. Parmi les cas de nécessité, on pourrait citer, entre autres, le risque que représente une grossesse pour la santé physique ou mentale de la mère, l'incapacité de celle-ci d'assurer l'éducation d'un éventuel enfant, le risque que l'enfant soit atteint par une maladie héréditaire dangereuse, le désir d'espacer les naissances afin de pouvoir mieux s'occuper de ses enfants... Pour en venir maintenant à votre question, il est clair avec ce que l'on vient de voir, qu'en cas de nécessité, aussi bien la jeune mariée que la femme qui a déjà eu des enfants, peuvent avoir recours à un moyen de contraception.
Question N°12: Lors de l'érection et avant l'émission de liquide seminal, il y a sécrétion peu abondante d'une sorte de liquide transparent et moins gluant que le sperme.Si ce liquide est émis mais que l'on se retient d'émettre du sperme par l'onanisme, les ablutions sont-elles annulées ?
Réponse N°12: Le liquide auquel vous faites allusion est appelé "Madhi" dans le vocabulaire islamique. Si au cours de la masturbation (qui, rappelons-le, est un acte condamné en Islam), il y a eu seulement sécrétion de ce liquide et il y n'a pas eu éjaculation, dans ce cas , effectivement, seules les ablutions ("Wodhou") sont annulées. Le Ghoussl lui reste toujours valable. Il y a unanimité des écoles juridique sur ce point.
Question N°13: Est-il permis d'avoir des rapports sexuels avec son épouse durant la grossesse ?
Réponse N°13: Il est vrai qu'il existe certains Hadiths qui condamnent les rapports intimes durant la grossesse et la période d'allaitement. Mais les savants expliquent que ces références ne doivent être considérés comme une interdiction. En effet, selon eux, ces propos étaient motivés par le fait que l'on croyait, dans la société arabe à l'époque de la Révélation, que cette pratique portait atteinte à la santé du fœ tus. Cependant, d'autres Hadiths montrent que, par la suite, les musulmans apprirent qu'au sein des sociétés perse et byzantine, les rapports durant la grossesse étaient courants et cela ne représentaient pas de risques pour le fœtus. C'est donc à partir de ces autres références que les savants ont établi que ce genre de rapports restent permis (quoique déconseillés pour certains). On comprend néanmoins que cet avis des oulémas n'est pas définitif. En effet, si l'avancement des connaissances médicales permet d'établir de façon certaine que les rapports sont risqués, à mon humble avis, les savants s'accorderont pour les condamner. Une dernière chose: Il convient de rappeler que le mari se doit de prendre en considération le fait qu'à la fin de la grossesse, les rapports peuvent incommoder l'épouse. Si c'est vraiment le cas, il lui est nécessaire de se montrer compréhensif et les éviter.
Et Allah Seul détient la Vérité !
Posté le 07.10.2005 par Abdel
Religion
Ce terme doit être utilisé avec circonspection dans le cas de l'Islam. En effet, le mot arabe din est couramment traduit par religion ce qui n'est pas tout à fait correct dans le cas de l'Islam.
Lorsque le mot religion est utilisé, on effectue un renvoie à la compréhension chrétienne ou juive de la religion qui est le lien avec Dieu. Donc, c'est comme si l'on disait : "Moi, l'Islam c'est comme toi le Christianisme ou le Judaïsme dans ma sphère privée, dans ma relation avec Dieu.". Or, l'Islam, ce n'est pas seulement qu'une religion.
L'Islam est un tout regroupant une dimension religieuse, sociale, politique et économique. C'est donc une religion, une conception de la vie et un mode de vie. Et lorsque l'on va parler, par exemple, de la relation entre l'homme et Dieu, on parlera de la "dimension religieuse" de l'Islam. Quand il s'agira de la relation sociale, comme par exemple avec la Zakah (l'aumône légale), nous parlerons de la "dimension sociale de l'Islam".
Mécréant
Mécréant vient du mot arabe Kafir. Ce terme existe bien dans l'Islam. Il désigne la personne à qui on a présenté l'Islam et qui l'a refusé. L'exemple le plus représentatif étant Iblis.
Une personne peut donc être considérée comme mécréante que si l'on sait qu'elle a pris connaissance de ce qu'était l'Islam et qu'elle l'a rejeté. En tant que musulman, il s'avère difficile de considérer qu'une personne connaît l'Islam, quand on voit ce qui se dit à la radio ou à la télévision. Nous avons parfois des difficultés à croire que ce qui est décrit dans ces médias est l'Islam. Ce que beaucoup de français voient n'est pas l'Islam.
Nous n'avons donc pas le droit de dire qu'ils sont mécréants car ils ne peuvent pas nier ce qu'ils n'ont pas connu. Le fait de les appeler mécréants est un signe de rejet. Malgré cela, il est du devoir de tout être humain d'aller à la recherche de la vérité. Je dirais par conséquent que ce terme doit être utilisé avec beaucoup de précautions.
Intégrisme
Le terme intégrisme n'a rien à voir avec l'Islam et il a une histoire bien particulière.
À la fin du XVIIIéme siècle, un prêtre en Espagne désirait intégrer la structure religieuse à la structure étatique et faire donc en sorte que la structure étatique soit sous la voûte de la structure religieuse. L'objectif était donc d'intégrer l'un à l'autre ; de là vient le mot intégrisme.
L'employer dans le contexte de l'Islam est donc une erreur puisqu'il a été sorti de son contexte historique et temporel. Ce terme n'a donc rien à voir avec le mot intègre. Cela était donc compréhensible dans la tradition chrétienne qui possède une institution religieuse. Mais dans l'Islam, cela n'est pas possible : il n'y a pas de clergé ! Et nous allons intégrer quoi à quoi ?
Un terme a le sens que lui donne sa culture et sa civilisation. On ne peut pas exporter des termes à tout bout de champ et l'expression intégrisme ne doit donc pas être utilisée pour qualifier l'Islam.
Fondamentalisme
Le mot fondamentalisme a ses originaires dans la tradition protestante. En effet, dans le courant du XVème siècle, des religieux vont s'opposer au pouvoir ecclésiastique chrétien en lui reprochant de ne pas appliquer ce qu'il y a d'inscrit dans le Livre (il s'agit de la Bible). Ils s'opposaient notamment aux différents courants novateurs qui tentaient de concilier, par exemple, la science et l'église. C'est de là qu'est né le fondamentalisme dont la devise était : "Nous revenons au texte et nous l'appliquons littéralement".
Donc, quand une personne emploi le terme fondamentalisme, elle est sensée faire référence aux protestants qui applique le livre partout, comme il est et sans intelligence du contexte. C'est dans la crainte de l'égarement par l'intelligence qu'ils avaient décidé de revenir au texte.
En tant que musulman, on se rend compte que le terme fondamentalisme, tel qu'il est utilisé, n'a rien à voir avec l'Islam. Dans l'Islam, nous appliquons le livre avec l'intelligence du contexte. La littéralité du texte ne nous impose pas la même façon d'être en Amérique Latine ou en Europe. L'Islam nous donne des règles générales qui imposent à notre intelligence une manière de comprendre : "Comment peut-on appliquer le Texte à tel endroit du monde et dans telle situation ?".
Posté le 07.10.2005 par Abdel
Louange à Allah, le seigneur des mondes, Le Vivant, L'Unique. Cette page vous livre des précisions concernant certains mots qui sont trop souvent employés, surtout par les medias, afin de qualifier l'Islam. Un retour à leurs origines nous montre qu'ils n'ont justement rien à voir avec l'Islam, en partie ou très peu.
Les différentes crises qui ont eu lieu au cours de ces dernières décennies dans le monde arabe ont souvent débouché vers des affrontements armés. Que ce soit dans la résistance, le terrorisme, la guerre ; tous les moyens étaient utilisés ou presque pour faire valoir une cause plus ou moins juste.
Aujourd'hui, nous nous rendons compte que l'expression "monde arabe" est bien souvent associée au mot "Islam" ou "Musulman". Que ce soit dans les journaux, à la télévision, à la radio ; le terme Islam est conjugué à tous les temps par des gens qui n'ont trop souvent qu'une maigre connaissance de ce din : ce mot din a lui-même un sens qui sera défini plus loin. Comment une personne vivant en Europe, aujourd'hui, peut-elle véritablement comprendre ce qu'est l'Islam quanq on écoute ce qui ce dit, à la radio ou à la télévision?
Ainsi, on se rend compte qu'un certain vocabulaire se développe autour de l'Islam rendant la situation confuse et floue. Sans y prêter attention, les gens ont tendance à parler du paradigme Islam avec un certain nombre de termes qui gravitent autour qui n'ont très souvent aucun rapport avec lui. Un mot n'a de signification que dans un contexte bien défini. Intervient alors l'époque pendant laquelle il a été défini, utilisé, la culture dans laquelle il est né... On ne peut donc les utiliser dans n'importe quelle circonstance.
Afin d'éclaircir la situation, que vous soyez musulman ou non, je vais tenter de vous donner la définition de quelques mots (quatre en tout) associés à l'Islam et qu'il convient de ne pas employer n'importe comment. Certains le sont pour une juste raison comme religion, les autres pas.
Posté le 07.10.2005 par Abdel
Le rappel de Dieu et les invocations sont des nécessités dans la pratique religieuse de tout musulman et toute musulmane. Ceci est d'autant plus important de nos jours, à un moment où il est difficile de préserver son Islam, surtout dans les pays occidentaux où règnent les adeptes du matérialisme. En tant que musulman, nous avons conscience du fait que notre bonheur ne se trouve pas dans la jouissance matérielle, mais qu'il se trouve à l'intérieur de nous même. C'est grâce à Dieu que nous pouvons y arriver.
Posté le 07.10.2005 par Abdel
Après les salutations de la prière
"Gloire à Dieu" (33 fois)
"Louange à Dieu" (33 fois)
"Dieu est le plus grand" (33 fois)
"Il n'y a de dieu que Dieu, l'Unique, qui n'a point d'associé, à lui appartient le royaume (des mondes), à lui appartient la louange, il est puissant sur toute chose." (rapporté par Mouslim et Al-Boukhari)